Et un de plus ! Le musée Rodin aussi s’intéresse au marché chinois

Et un de plus ! Le musée Rodin aussi s’intéresse au marché chinois

Sur les 50 sites culturels français les plus visités en 2013, plus de la moitié sont des musées (source : office du tourisme de Paris).

Suivie de très près par le shopping et la gastronomie, la culture à travers les lieux touristiques demeure depuis des années en tête des grands intérêts touristiques de visite en France.

Que ce soit les Brésiliens, les Japonais, les Américains ou encore les Chinois… tous débarquent en France avec pour motivation prioritaire : la visite des monuments et sites culturels.

 

Paris recensait en 2013, 153 musées pour 12 millions de touristes étrangers.

Il est bien évident que tous les musées ne peuvent avoir leur place dans le cycle de visite d’un même touriste.

 

C’est pour cela que certains musées comme le musée du Louvre ou le musée du Quai Branly, accompagnés d’agences spécifiques en marketing touristique, communiquent directement dans les pays d’origine des touristes. De là, ils créent la préférence de leur lieu et s’inscrivent naturellement dans la « to do list » du prochain visiteur étranger en visite à Paris.

 

Le musée Rodin dans tout ça…

Catherine Chevillot, directrice du musée Rodin et commissaire de l’exposition, a donné le 28 novembre 2014, à l’Institut français de Beijing, une conférence dans le cadre de l’exposition intitulée « Rodin, l’œuvre d’une vie ». Tous les sujets ont été abordés : de l’histoire du musée en passant par les collections, à l’histoire de l’hôtel Biron, lieu exceptionnel niché en plein cœur de Paris. Ce dernier a entièrement été rénové et rouvrira ses portes en septembre 2015.

 

Malgré une croissance constante des touristes chinois en France depuis une dizaine d’années, Mme Chevillot expliquait qu’ils ne représentent que 5 % des visiteurs au Musée Rodin. En effet, les Chinois qui voyagent en groupe et via des agences, ne visitent que le Musée du Louvre, le Musée d’Orsay, le Château de Versailles, etc. Néanmoins, depuis quelques temps, le Musée Rodin reçoit de plus en plus de touristes chinois individuels. Il s’agit de touristes voyageant sans opérateurs qui préalablement définissent un circuit très précis des itinéraires et activités à effectuer. Mme Chevillot a estimé que le 50ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques sino-françaises était une occasion pour mieux faire connaitre le musée Rodin auprès du public chinois.

 

Comment mieux servir les touristes chinois ?

Au cours d’une interview Mme Chevillot expliquait que « Le musée Rodin a fait beaucoup pour attirer davantage de touristes chinois en offrant plusieurs services en chinois. En effet, nous nous sommes engagés dans un gros effort pour avoir toutes sortes d’outils d’information en chinois. Par exemple, la première chose que nous avons faite est la traduction de notre site Internet. J’espère que lors de la réouverture de notre musée l’année prochaine, un audio guide ou un guide papier en chinois sera disponible ».

 

Cap sur la Chine

139 œuvres exposées cette année contre une petite cinquantaine, il y a 20 ans, dernière date à laquelle Rodin exposait en Chine. Ces œuvres issues de la collection du Musée Rodin réparties en quatre grandes parties proposent au public de revoir l’itinéraire du maître de la sculpture surnommé le «Michel-Ange des temps modernes». En plus, grâce à des supports multimédias modernes, l’exposition permet au public chinois de découvrir d’une autre manière le processus d’élaboration de l’œuvre de Rodin.

 

Tout cela revient à dire qu’augmenter la visibilité d’une marque, d’un lieu ou d’un produit directement dans le pays d’origine favorise automatiquement la préférence auprès du touriste à son arrivée en France. Pour certaines marques, le process peut prendre jusqu’à 3 ans avant de récolter les premiers fruits d’une communication appliquée à ces touristes à fort pouvoir d’achat qui viennent à Paris.